Depuis février dernier, et peut-être avant, le Québec est en crise. Mais on commence réellement à le découvrir. La bataille opposant les étudiants et le gouvernement au sujet de l'éducation est maintenant à un autre niveau. L'enjeu est grand et il englobe le futur.

Les manifestations quotidiennes actuelles ne reflètent-elles pas ce que des outsiders (ceux hors de la province) ont tenté de nous faire comprendre ? Prenons l'exemple du magazine Macleans avec une couverture qui citait le Québec comme la province la plus corrompue. Il s'agit en fait du reflet du climat mondial actuel que les leaders politiques refusent ou ne puissent pas apprécier à cause de leur manque de vision à long terme, de transparence, de contact avec la réalité.

La corruption étant maintenant une norme, force est de constater que la population moyenne et connectée sur le monde (lire ici les plus jeunes majoritairement) est en doute de l'accomplissement du Québec sur le long terme. Avec la montée de l'Asie, la richesse s'exportera sans doute plus rapidement qu'on le croit et la province se retrouvera relayé à un bas niveau de qualité de vie dû à de multiples individus qui profite des faiblesses d'un système de société censé être collaboratif.

Car la corruption, c'est bien plus que de l'argent en trop dans certaines poches, c'est également le retrait de moyens de vivre pour plusieurs autres citoyens. Et les empêcher de vivre pleinement, c'est les condamner à rester dans une classe pauvre et subir leur vie.