Que se passe-t-il quand on redéfinit un produit au premier regard banal comme un produit de grand luxe, mais qu'on oublie (volontairement?) de porter attention aux détails ?

C'est ce que je viens de constater avec les cafétières automatiques à tasse unique (single serve coffee maker)... devenant de plus en plus populaire à travers le monde. Plusieurs en viennent à troquer leur ancienne machine à tasses multiples, sans vie et sans charme, pour l'une de ces nouvelles machines automatiques utilisants des cartouches de café.

Les avantages décriés par les départements marketing des compagnies sont multiples : simplicité, dose constante et précise, aucun nettoyage, variété des saveurs

Mais les avantages, outre le coût plus élevé, ne sont pas à oublier (comme le font les compagnies...) : présence de furane dans ces cartouches (une substance cancérigène venant de la toréfaction du café, emprisonné dans la cartouche), impact environnemental majeur (cartouche de plastique ou d'aluminium souvent non recylcés par les centres de tri), format propriétaire des cartouches (rendant les consommateurs prisonniers du fabricant de la machine), etc.

Que faut-il en penser ?

Il me semble que ce genre de balancier entre la logique humaine (simplicité, toujours le progrès) et la logique de la nature (impact environnemental, surconsommation) qui se confrontent se retrouvent dans davantages de sphères de notre vie. Que ce soit les voitures, les habitations, le style de vie ou bien d'autres, chacun est confronté à des choix et à deux visions de la vie.

L'une est l'optimisme aveugle, l'autre est le pessimisme paranoïaque.