Nous avons, pour la plupart, la chance de vivre dans un pays où l'on peut marcher librement dans la rue, acheter ce qui nous inspire, étudier ce qui nous passionne ou encore fonder une famille à son image, selon ses critères. Or, mesurons-nous correctement cette chance?

Mesurer sa chance par de vagues idées de libertés physique, économique ou culturel ne devrait pas se faire de la sorte. Combien de fois ai-je entendu des collègues me dire que nous ne sommes pas dans un pays en guerre, que la vie est belle? Rien de plus vrai. Or, ce n'est qu'une partie de l'équation qui est considérée. Même si la guerre ne fait pas rage dans votre pays, même si le libre-marché vous permet toutes folies et même si vous n'avez pas les problèmes de pays du tiers monde, cela ne veut pas dire qu'il faut vivre comme s'il n'y avait pas de lendemain, comme si une autre réalité n'existait pas au même moment.

Mesurer sa chance, c'est reconsidérer sa vie au sein de l'entière Humanité. Pourquoi des gens favoriseront donc une vie sans structure alors qu'ils se considèrent chanceux? Pourquoi ne pas saisir l'opportunité de surabondance de possibilités et de matériel pour la transformer en une vie plus simple et moins prédatrice des autres citoyens de la Terre que nous partageons tous?

Il me semble que même si les problèmes environnementaux, sociaux, culturels, politiques et économiques n'étaient que des inventions de quelques uns mal intentionnés, ce ne serait que la moindre des choses de penser au prochain, qu'il vive dans un autre pays moins développé ou qu'il nait que dans 50 ans dans la même ville que vous.

C'est le principe de l´équité intergénérationnelle.