Ayant lu Two Billion Cars: Driving Toward Sustainability, je me questionne réellement à savoir pourquoi chacun de nous sommes tombé dans ce piège immense qu'est la dépendance à la voiture. Bien que le livre a été publié en 2009, les informations contenus dans cet ouvrage sont toujours d'actualité. En fait, on se rend compte comment l'industrie automobile et pétrolière, malgré les technologies ajoutées aux voitures récentes, font du sur-place depuis 100 ans.

Quotidiennement, je marche pour me rendre au travail, mais aussi pour me rendre au marché ou à la bibliothèque. Chaque fois, je trouve que chacun des car clowns semblent pressés par le temps, agressifs dans une partie des cas, sans respect des piétons et surconsommateurs de ressources.

À ce sujet, j’ai l’impression de parfois être en compétition avec moi-même quand vient le temps de qualifier ma santé. Auparavant très axé sur un mode de vie sédentaire, utilisant ma voiture sans arrêt comme un extention de mon corps, j’ai désormais compris que les transports actifs permettent de reconsidérer son corps comme une machine à affectionner et à entretenir à long terme afin de rester en santé.

Un simple trajet en vélo pour me rendre au travail, malgré l’effort requis à 5h du matin, me rend davantage fier de moi-même que le simple fait de conduire une voiture. La simplicité de cette dernière rend le résultat moins attrayant dorénavant. Ma santé passe ainsi en priorité par rapport à la commodité. Et si la pluie est de la partie, je considère le transport en commun comme une meilleure alternative étant donné que je n’ai pas besoin de conduire et marcher entre les arrêts permet d’apprécier le temps et m’arrêter ne serait-ce que quelques secondes ou minutes.

Il y a 2 ans, j’ai fait un choix afin d’apporter de grands changements à mon style de vie. Oui, je vie dans un petit appartement et le voisinage est rapproché, mais cela permet d’abord de profiter des bienfaits des transports alternatifs et de la nature à proximité dû au fait que l’étalement urbain est freiné ici par une densification des lieux résidentiels.