La docusérie Dirty Money de Alex Gibney, disponible depuis le 26 janvier dernier, met en scène dans le premier épisode le scandale des émissions polluantes lié à Volkswagen, le Dieselgate. Révélé au grand jour en septembre 2015, il s'agit sans doute du plus gros scandale ayant affecté l'industrie automobile depuis une centaine d'année, rien de moins.

De mon avis, le documentaire passe à côté de la vraie question.

Il est vrai que Volkswagen a triché, il est vrai que l'EPA a sans doute établi des paramètres trop difficiles à respecter pour les constructeurs qui les a poussé à tricher pour éviter des produits qui n'étaient pas attirants pour les conducteurs et il est vrai que le diesel dans sa forme actuelle menace la santé respiratoire des citoyens du monde entier.

D'ailleurs, je possède encore un véhicule Volkswagen qui carbure au diesel...

Or, la vraie question est comment avons-nous rendu l'utilisation des véhicules, peu importe son carburant, si facile et si abondant?

Dans une réelle société moderne qui se respecte, nous ne transitionnerions pas vers l'hydrogène, vers le lithium ou encore vers le gas naturel dans le seul but de rendre cela moins polluant par unité de déplacement. Bien au contraire, une vraie société moderne démarcherait pour éviter de créer davantage de transport et proposer une mobilité différente pour la population. Il ne s'agit pas d'un veux pieux, mais d'un réel besoin de diminution d'utilisation des énergies. L'être humain peut être relativement efficace à pédaler, à se déplacer en groupe dans un véhicule commun ou bien encore plus efficace de ne pas se déplacer à grand déploiement à chaque jour de sa vie.

Est-ce que cela fait réellement du sens de résider à 10, 15, 25 ou même 50 kilomètres de son principal point d'intérêt, le travail? Potentiellement 500 transports annuellement peuvent être économisés par habitant si l'on se rapproche du travail en tentant de conscillier la vie familiale et la vie professionnelle, parfois avec des concessions.

Or, le seul mot concession ne semble plus faire parti de notre vocabulaire collectif, tant on place l'Homme au centre de l'univers sans considération aucune de l'environnement.

Référence : Dirty Money: Hard NOx