Fin novembre, Fidel Castro est décédé. Même avant sa mort, il était considéré par la droite américaine comme un pur dictateur sans scrupule qui a tué des milliers d'innocents, a enfermé des opposants politiques, empêché son pays de se développer, etc.

Pour ma part, j'aime revenir à la base. L'idée qu'un homme ait des valeurs alternatives à cette malsaine pensée unique dont l'on est si souvent submergé, cette pensée américaine qui nous mène actuellement tout droit vers une catastrophe environnementale. Parce que tout le monde ne pense pas comme les États-Unis, tout le monde ne rêve pas d'une richesse infinie dépourvue de sens. Parlez-en à l'État Islamique, parlez-en à quelques deux milliards d'asiatiques qui n'ont aucune idée de ce qu'est le monde occidental.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, souligne la mort de Castro et se fait fustiger de toute part. On oublie souvent que le plus grand allié du Canada, les États-Unis, n'a pas un bilan sans tâche de sang. Autant d'un côté de la frontière comme de l'autre, on vend de l'armement à l'Arabie Saoudite, pourtant dirigé par une monarchie absolue, loin d'être libre de tous soupçons. Comment peut-on critiquer un dictateur en particulier et en aider d'autres? Ah oui, parce que l'Arabie Saoudite nous vend du pétrole et participe au capitalisme sauvage...

Cuba en 1959 a été pour ce groupe de rebelles une île de renouveau, là où un monde différent de ce qui était proposé par les États-Unis était possible. Or, ces derniers ont tout fait pour empêcher une vision différente de se réaliser qui on alimenté le mythe négatif du communisme. Cuba a dû réagir aux nombreuses tentatives de se voir démembrer en restreignant certaines libertés au sein de son pays. La propagande a de nombreuses fois failli faire tomber la révolution de Castro. Il est plutôt normal de voir le pays se replier sur lui-même afin de se protéger à nouveau d'un envahisseur capitaliste. Or, la majorité de comprend pas pourquoi Fidel Castro est passé d'un rebelle idéaliste et socialiste à un dictateur restreignant et contrôlant. Et c'est bien dommage, parce que cet homme avait une vision alternative de la vie en collectivité.

On tient souvent pour acquis que le capitalisme est la seule solution, que ceux qui arrive de loin avec des idées différentes et qui tentent d'essayer quelque chose sont des truants. Or, tous ne sont pas remplis d'idées négatives.

Fidel est le catalyseur de cette grande amitié qui unit tous ces présidents socialistes et humanistes d’Amérique latine. Ces gens qui ne travaillent pas pour l’église économique, mais pour leur peuple et surtout les plus démunis de partout. Ces gens pour qui la coopération remplace la compétition et l’entraide remplace la volonté d’écraser les autres.

Référence : http://reseauinternational.net/fidel-lhumaniste/