Résistant depuis plusieurs années déjà à l'abandon de tout intérêt envers les jeux vidéo, j'y consacre nettement moins de temps qu'auparavant. L'intérêt s'amoindrie dans mon cas, mais est-ce la même chose pour la grande majorité ? Est-ce que cela peut mener à la chute de l'industrie, comme ce fut le cas dans les années 80 ?

D'abord, revenons sur la chute des jeux vidéo en 1983. Aux États-Unis, de nombreux éditeurs et compagnies font faillites parce que le système de vente des jeux à ce moment est de type consignement, c'est-à-dire que les jeux qui ne se vendent pas et restent sur les tablettes des boutiques pouvaient être réexpédié aux éditeurs.

Bien que ce soit la raison majeure de la crise, il y en a au moins une autre qui m'agace par rapport à la situation actuelle. Voyant la popularité du marché, des centaines de nouvelles entreprises entrent et proposent une multitude de nouveaux produits. Or, beaucoup de ceux-ci se ressemblent et le public se lasse des variantes quasi-identiques entres elles.

Depuis le iPhone, l'industrie a évolué. Nintendo n'est plus seul dans le monde du mobile gaming avec sa lignée de Game Boy et de DS. Tous les smartphones sont désormais un concurrent en devenir. Chacune des mises-à-jour des systèmes d'exploitations et le renouvellement des gammes d'appareils intelligents ajoutent puissances et possibilités à un rythme fort plus rapide que ce que l'on l'était habitué dans l'industrie pure du jeu (le DS original a été offert durant 4 ans avant d'être remplacé par le DSi, une évolution, alors qu'un nouveau modèle de iPhone est offert à chaque année depuis 2007).

Si Apple a démocratisé l'appareil dans les poches des consommateurs, beaucoup d'autres entreprises y ont également apportés leur contribution. Google avec son système Android y est pour beaucoup (davantage que Apple selon moi). Parce qu'Android est offert sous licence Apache, c'est-à-dire de façon quasi-libre, ce qui le rend accessible à tous les fabricants sans dépenser d'énormes sommes au développement d'un système propriétaire (comme le fait Apple).

Et les manufacturiers commencent à le comprendre et à profiter de ce qu'Android offre : une connectivité à tout le meilleur d'Internet et une librairie énorme d'applications (près d'un million actuellement). Que ce soit le MOJO de Madcatz, le OUYA, la future console de Amazon, le Steam Machine de Valve, OnLive, le nVidia Shield, le GamePop, le GameStick et plusieurs autres, le marché s'inonde actuellement d'une variété de solution pour les consommateurs.

Que faut-il en penser ?

Pour en connaître davantage sur le krach du jeu vidéo de 1983.