Revenir dans sa région natale ravive plusieurs émotions très différents l'un de l'autre. Le plus fort actuellement est sans doute celui où l'on ne se sent pas au bon endroit, où la seule raison qui me ferait revenir de façon permanente est le faible coût de l'immobilier. D'une seule décision, nous pourrions revenir facilement, mais notre souhait est de rester en Colombie-Britannique afin de vivre plus près de nos passions et de nos valeurs.

Sur la côte Est, nous éprouvons tous deux une forme étrange de malaise vis-à-vis les grands espaces. Tout est si éloigné de tout, les autoroutes sont vastes, les quartiers résidentiels sont d'une densité si faible que le fait de ne pas posséder de voiture est un non-sens absolu. Ce genre d'organisation spatiale nous laisse chacun un peu perplexe de comment nous avons pu y vivre sans jamais le réaliser. Être prisonnier de sa voiture, passer du temps dans celle-ci afin d'aller partout et nul part ne nous apparaît pas sensé.

Une forme de vide intérieur se crée, mélangé à une incertitude. Retourner dans un lieu connu avec la plupart de ses connaissances et sa famille devrait créer un sentiment de bien-être, mais c'est tout le contraire. La hâte de retourner dans notre nouveau chez-nous se construit lentement au cours de notre séjour. Même si malgré les petits espaces d'habitation et les coûts de l'immobilier et de la location ne rendent pas la vie facile, la Colombie-Britannique semble désormais être synonyme de maison pour nous... et notre futur rejeton!

Notre plan à moyen terme est donc de trouver un condo de plus grande taille tout en considérant le marché immobilier fluctuant actuel et de se stabiliser au même endroit afin de bâtir une famille et vivre en respectant nos valeurs et allouer le temps à ce que l'on aime le plus.