Elle ne date pas d'hier, ni même d'aujourd'hui. Mais cette question, celle à propos des enfants, celle que l'on espère parfois ne jamais entendre, sortira toujours de la bouche de votre douce.

Dans mon cas, la demande s'est effectué il y a bien longtemps, la réponse quant à elle a toujours été d'une clarté sans précédent : Nous y verrons plus tard. Oui, car ceux qui me connaissent savent que je déteste la planification à long terme. Chaque chose en son temps.

Et le vif sujet d'un couple qu'est la venue (ou non) d'enfant(s) me rend anxieux, par peur de répondre quelque chose qui ne me correspondra pas dans un avenir rapproché.

Actuellement, et depuis toujours, ma réponse est en fait le fruit d'une réflexion qui n'a jamais eu lieu. Une réponse positive ne devrait-elle pas venir d'elle-même ? Je ne vois pas l'intérêt de me demander si je souhaite partager (le mot est faible...) ma vie avec des enfants, cela devrait y aller de soi. Mon quotidien ne me permettrait pas de dédier du temps à ceux-ci, imposant donc de rigoureux changements, tant au niveau professionnel qu'à de multiples autres niveaux (émotif, personnel, relationnel avec la demanderesse, etc).

J'arrive difficilement à trouver le temps de tout faire ce qui me plaît dans mon quotidien, jamais je n'oserais imaginer avec une ou des progénitures pour laquelle ou lesquelles j'investirais beaucoup de temps afin d'en être fier et d'avoir le sentiment de réussite sur leur propre développement. Car oui, la décision d'avoir des enfants, ce n'est pas juste une question de temps, mais aussi une question de réussite. Pourquoi faire des enfants et s'en débarrasser aussitôt vers le CPE (centre de la petite enfance) le plus près pour retourner travailler ?

La comparaison pourrait paraître étrange pour certain, mais je n'aurai pas d'enfant tout comme je n'aurai pas de chien domestique, parce que je les aime trop pour ça. Et le temps me manque afin de les rendre pleinement heureux comme je l'ai été durant mon enfance.