Imaginez un monde rempli de nouveauté, où le fruit de l'imaginaire de créateurs surplomb l'entière couverture de notre acuité visuelle. D'un point de vue consommateur, on se satisfait des oeuvres, peu importe sa forme, pourvu qu'elle soit récentes.

Mais que fait-on des oeuvres qui ne sont plus réellement "nouvelles" ?

En fait, est-ce qu'un élément de culture doit être étiqueté avec une date de péremption ? Est-ce qu'une oeuvre considérée aujourd'hui comme une nouveauté d'intérêt s'en voit automatiquement dépourvue et reléguée au niveau de vulgaire archive ?

En ce sens, un après-gardiste se veut un protecteur des créations passées. Il ne cherche pas volontairement la nouveauté, mais l'excellence et l'authenticité. Un genre d'individu oubliant l'aspect du temps, voulant immortaliser l'art.