Chaque année, dans toutes les industries, de nouvelles compagnies s'établissent, de moins récentes disparaissent. Dans le monde des jeux vidéo, j'ai tendance à croire que cela s'accélère. Alors, petit récapitulatif des studios de jeux disparus durant l'année qui se termine.

Débutons en janvier 2012, lorsque Sony annonça la fermeture de Bigbig Studios. Il était le développeur de la version PSP de MotorStorm (MotorStorm: Arctic Edge) et de la série Pursuit Force.

Quelques jours passent et Ubisoft annonce la fermeture de Ubisoft Vancouver. Anciennement Action Pants Inc, il était reconnu pour ses jeux sportifs. La fermeture entraîna la perte de 69 emplois.

Chungsoft, un studio japonais, a quant à lui rendu l'âme en avril. Peu connu en Amérique, il a été le développeur de Wii Play: Motion.

En mai, c'est au tour de Big Huge Games, studio d'origine de Rise of Nations de nous quitter. Originellement une filiale de THQ, l'entreprise avait été racheté par 38 Studios en 2009. Mais il faut croire que tout n'était pas rose pour la maison mère, qui a également disparue en même temps que le studio. Entre 300 et 400 personnes perdirent leurs emplois.

Poursuivi par EMI, le studio 4mm Games annonça en mai que la femerture était immimente. Ayant développé la série Def Jam, le studio new-yorkais croulait sous les dettes de poursuite.

Un nom majeur des jeux vidéo japonais s'éteint également : il s'agit de Hudson Soft, maintenant totalement fusionné à Konami.

En juin, Rockstar Games annonce la fermeture de Rockstar Vancouver en faveur de Rockstar Toronto. Initiallement nommé Barking Dog Studios, c'était le studio de développement de Max Payne 3.

Toujours le même mois (juin), la firme moins connue Project Sora ferme ses portes lors de la dernière journée du mois après 3 ans d'existence et un seul jeu commercialisé : Kid Icarus: Uprising (Wii). Aucune raison de cette fermeture n'a été rendue public. Le studio appartenait en partie à Nintendo.

Également en juin, THX confirme la fermeture de THQ San Diego. Ce studio avait été acheté à rabais (environ 200,000$) à Midway.

Le mois d'août a vu le vétéran SCE Studio Liverpool, autrefois Psygnosis, disparaître après 18 ans de créations, principalement la série WipEout. Cela a affecté une centaine d'employés, tous localisés en Angleterre. Il s'agissait d'une filiale de Sony, racheté en 1999.

Toujours du côté de Sony, l'entreprise a également mis la clef dans la porte de Zipper Interactive. Ce studio américain était à l'origine de la série militaire SOCOM.

Ainsi s'ajoute ces quelques studios à une longue liste de companies défuntes. Mais la situation n'est pas si dramatique, le paysage ne fait que se renouveler. D'ailleurs, il est important à noter que plusieurs fermetures ne sont pas liés à des troubles financiers, mais plutôt à des restructurations (les emplois sont parfois relocalisés ailleurs).

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