Trop souvent, j'écoute les gens autour de moi et la même pensée revient sans cesse : si j'achète ceci, ça règlera cela. Si j'achète une auto, je pourrai me rendre plus rapidement au travail. Si j'achète un nouveau lit, je serai plus heureux. Si j'achète un robot aspirateur, ma maison sera plus propre. Si j'achète ce vêtement de sport, j'irai courrir chaque jour.

Le problème avec cette pensée, c'est que cela s'attaque trop souvent aux symptômes et non pas à la cause. Acheter une auto pour se déplacer à un travail qui est au départ trop loin de chez soi, ça ne fait pas souvent du sens. Acheter un Roomba pour nettoyer son plancher ne règle en rien que l'on doit nettoyer les comptoirs, l'évier, la toilette et... le plancher.

En dépensant des sommes souvent importantes en imaginant que tous les problèmes seront résolus, ça ressemble à une utopie.

En arrêtant de réfléchir de la sorte, en repoussant/reconsidérant ses achats et en réduisant sa dépendance au consumérisme, on libère facilement des sommes d'argents et, malgré la croyance populaire, se libère du temps. En effet, dépenser des milliers de dollars annuellement pour la possession d'une voiture pour le simple fait d'aller travailler ou accumuler des dépenses de quelques dizaines ou centaines de dollars vous force à travailler davantage pour payer ces "luxes".

En se soustrayant à ce cercle vicieux de travailler pour se payer des chose que l'on croit nécessaire pour se simplifier la vie, on se retire dans un mode de vie où tout est moins rapide, moins excessif et plus terre-à-terre. Naturellement, on respecte davantage les gens autour de soi et l'environnement qui nous est prêtée. Parce qu'un problème réglé par un achat n'est que très rarement un réel problème. Les agences de publicité en savent quelque chose.