Que ce soit par l'abstinence de s'alimenter (communément nommé grève de la faim) ou par l'utilisation du feu comme arme de suicide (s'immoler par le feu), ces deux sacrifices ultimes sont sans doute les plus importants dans les grands drames mondiaux.

Mais comment peut-on en venir de vouloir mourir pour ses idées ?

Actuellement, il y a le cas de Theresa Spence qui se prive volontairement de nourriture depuis le 11 décembre (trois semaines à l'écriture de ce billet). L'action, rendue publique dès la première journée, n'a toujours pas reçu de réponse du Premier Ministre du Canada, Stephen Harper.

D'un côté, il y a cette dame qui veut représenter un groupe à l'aide d'un sacrifice ultime de son propre corps, de par l'impuissance des discussions. De l'autre, il y a un représentant d'État qui, tout puissant dans le territoire, fait la sourde oreille et peut contrôler ce dont la population a accès comme information.

Et que se passera-t-il si le décès fait parti de la triste histoire ?

Encore faut-il pouvoir vivre pour constater le fruit de notre sacrifice. C'est impensable que l'on soit toujours à ce niveau encore aujourd'hui. La liberté d'expression existe pour que l'on écoute ceux qui revendiquent des principes et des idées.

(D'ailleurs, savez-vous ce que l'Encyclopédie de la mort dit à ce sujet?)