Le downsizing, le minimalisme, la simplicité, la frugalité. Ce sont des principes que j'essaie tant bien que mal d'appliquer depuis plus d'un an. Force est d'admettre que le progrès a été fulgurant. J'ai abandonné une croissance exponentielle démesurée et irréfléchie pour y faire une place à une consommation attentionné, réduite, mais pas nécessairement à un niveau que j'espérais.

Quand je lis des récits de chemins vers le minimalisme, je me dis que je ne suis pas extrême finalement. Mes progrès sont majeurs, mais pas exceptionnels, pas révolutionnaires. Certains abandonnent littéralement leur vie de bureau 9 à 5, maison fixe et se laisse aller dans un mouvement vers l'inconnu.

Ça me fascine! Vivre sans revenir sans cesse au même point (c'est-à-dire à la maison), ça doit être tout un feeling.

Dans les récits mentionnés ci-haut, il est (souvent) question de l'accumulation de matériel qui est un frein à notre propension personnelle. Leo Babauta a réduit ses effets personnels à 50 items (sans compter les éléments partagés avec sa conjointe). Je commence à réaliser que même si je simplifie mon matériel, il y aura toujours des projets que je souhaiterai réaliser et qui demanderont des achats de matériel, donc de leur gestion.

L'exemple le plus flagrant est mon désir de pagayer. Ça demande l'achat d'équipement imposant. Le kayak, les pagaies, les VFI, le support de toit pour la voiture. Impossible avec de tels désirs de vivre aussi minimal que certains.

Alors, que faut-il faire ?

Continuer de vivre au même rythme ou bien tout bousculer et se lancer dans le vide ?