Il y a deux ans, j'ai pris une décision que j'estime comme un tournant majeur dans ma carrière professionnelle. Aujourd'hui, à constater la progression de la situation, je me sens dans l'obligation de m'expliquer pourquoi j'ai accepté ce changement.

D'abord, il faut comprendre que j'ai quitté un emploi de supervision dans une entreprise d'une quinzaine d'employé, qui obtenait une croissance fulgurante année après année et qui oeuvre dans un domaine de nouvelle technologie ayant un fort niveau de compétitivité. Le genre d'emploi qui permettait de belles opportunités à moyen terme.

Or, mon choix s'est retourné vers une entreprise directement dans mon champ d'études, une énorme entreprise (plus de 50 000 employés), mais sa situation se dégrade d'année en année, tant au niveau financier que compétitif.

Alors pourquoi avoir fait un tel choix ?

En fait, il me paraîterait hypocrite de ne pas débuter mon explication de choix par le niveau salariale. Dans l'immédiat, le salaire était plus de 50% augmenté en passant d'un emploi à l'autre et les avantages reliés étaient à fortement considérés (fond de retraite indexé et auto-géré).

Mais outre cet important facteur, je dois considérer la nature même du domaine d'exploitation des deux entreprises : la première est l'une qui fait partie du large spectre de la commercialisation, tandis que l'autre est un service essentiel fournit par le gouvernement. Ainsi, je crois fortement que mes valeurs sont davantages solicités dans le deuxième cas, ressentant l'obligation de résultat envers la population et l'aspect de vente de biens de la PME ne m'attachait aucun intérêt. Et c'est d'autant plus vrai depuis ma découverte du minimalisme, je juge que beaucoup d'entreprises surfent sur la vague de l'effet de nouveauté et que cela mène à la surconsommation.

Et cette commercialisation se faisait (et doit sans doute se faire encore aujourd'hui) sans réelle considération de l'environnement et de la société. Et c'est cette aspect que je retiens de plus en plus, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, que je juge nécessaire dans le contexte mondial actuel. Il ne s'agit plus pour une entreprise de faire plus de profits que le précédent trimestre, mais elle doit rendre des comptes sur ses agissements.

Je suis bien plus reconnaissant d'une entreprise en déficit, mais qui affiche un bon bilan de citoyen corporatif que d'une entreprise en bonne santé financière, mais qui agi comme s'il n'y avait pas de lendemain.