C'est bien connu : toutes les sphères industrielles tentent continuellement de se renouveler. Et l'informatique ne l'échappe guère (en fait, elle est sans doute à la base de l'idéologie d’accélérer le rythme de renouvellement des consommateurs).

Globalement, la tendance accrue des tablettes s'active depuis deux ans, date à laquelle le iPad a originalement été rendu disponible (27 janvier 2010). Ce nouveau-né avait la volonté de changer la façon d'utiliser la technologie, de remplacer le très-peu-lucratif secteur des netbooks et de relancer la vente d'appareils informatique en général. Or, depuis ce temps, beaucoup de modèles plus récents sont proposés, le iPad 2 par exemple, ou encore Motorola, Toshiba, Acer proposent tous un ou des modèles de ce type de produit.

Étant un fanatique de technologie qui applaudit chacune des nouveautés de façon dogmatique, j'ai suivi les développements de ces produits depuis leur conception récente initiale et la volonté de m'en procurer un fut très rapide. Mais la raison me fit prendre du recul sur ce nouveau désir pour laisser place à un état un peu plus imaginatif et réfléchi. En fait, je me suis demandé en quoi cela pourrait réellement m'aider dans ce que je faisais actuellement avec la technologie ?

Est-ce que je serais capable avec ce genre de produit de remplacer un autre qui ne me convient pas totalement ?

La réponse étant non, je décide depuis ce temps de passer mon tour. Car il faut bien le dire, j'ai été l'un de ceux qui a acheté un netbook afin de remplacer un vieillissant ordinateur portable. Et l'une des raisons pour lesquelles j'avais choisi ce type d'ordinateur plutôt qu'un portable standard était que je n'avais pas besoin de plus que ce que le netbook offrait. Alors si mes besoins furent comblés par ce netbook, en quoi le iPad (ou autre tablette concurrente) pourrait bien m'aider ? Pourquoi devrais-je ajouter un outil supplémentaire à mon coffre ?

Actuellement, j'apprécie le fait que je n'ai qu'un ordinateur à apporter dans mes déplacements, que celui-ci ai coûté la moitié du prix d'un iPad et que je suis capable d'aussi bien de lire du contenu que d'en créer, chose que n'importe quelle tablette ne peut pas faire de façon réaliste. Par exemple, je vois mal comment quelqu'un pourrait programmer avec une tablette. Pour ceux dont les besoins sont comblés avec une tablette, je crois que le produit est mieux qu'un ordinateur, bien sûr...

C'était ce que je croyais jusqu'au moment où j'écoute une entrevue radio concernant les matières non-renouvelables qui sont gaspillées. Et depuis ce temps, le iGadget représente pour moi un produit avec une expérience de vie utile beaucoup plus courte que tout autre appareil, de part sa conception fermée, sa pile qui se change de façon pas très pratique et dont les mises-à-jour sont si rapprochés que le désir du consommateur de renouveler son produit "vieux" d'un an à peine est évident. Cela vient ternir l'image de l'informatique, cette industrie qui tente de se renouveler sans cesse, de nous faire renouveler notre matériel plus vite.

Et si systématiquement toutes les industries agissait de la sorte ?

Allons-nous le réaliser lorsque les ressources manqueront ?