Prenez un décideur politique. Peu importe lequel. Il travaille chaque jour pour "rendre meilleur le monde dans lequel il oeuvre". En d'autres mots, il souhaite se faire réélire à la prochaine élection (et c'est bien normal).

Or, pour faire cela, surtout à l'approche d'élections, il doit redoubler d'efforts pour séduire les citoyens. Plus souvent qu'autrement au moyen de baisse d'impôt, d'ajout de services (et donc d'augmentation des dépenses de l'État). Très rarement, il est question de rendre les finances publiques saines, sauf s'il s'agit de corruption (le mot à la mode en 2013 au Québec).

Très rarement il est mentionné que l'État vie depuis bien trop longtemps à crédit (comme la majorité citoyenne d'ailleurs). Sans déficit budgétaire, le roulement de l'économie s'en verrait amoindri, tombant possiblement dans une morosité.

C'est donc dire que l'État est junkie du crédit, par des emprunts à ses propres citoyens ou à des banques étrangères pour financer l'augmentation des services que les gens politiques proposent et que les citoyens avalent sans regret, sans réfléchir (la grande majorité du moins), pour financer la dette, pour diminuer les impôts et faire plaisir à un peuple qui n'a aucune idée réelle de ce que peut advenir d'une telle prouesse économique sur le très (trop?) long terme.

L'Homme est trop souvent comme ça, il évite de se soucier de son prochain. Surtout dans une société basée sur l'individualisme. Pourquoi je me priverais pour la prochaine génération alors que je n'en connais aucun détail (sauf peut-être celui qu'elle aura une dette plus grande que celle dont j'ai hérité) ?

Ce genre de comportement, individualiste, mais aussi de toujours avoir l'impression d'en avoir plus pour moins me fait penser à ces mauvaises publicités automobiles qui vantent les méritent d'un système d'infotainement (la console centrale incluant la radio), mais qui ne parlent pas de prix, ni des caractéristiques réellement intéressantes (durabilité, fiabilité, rendement, etc). Chacun veut être charmé, sous l'efffet WOW, sous anesthésie cervicale.

En deux mots, les budgets seront toujours déficitaires parce que... vous le voulez ainsi.