Ne vous laissez pas méprendre par les blogs ou sites web à propos du minimalisme qui résume cela en un prétexte pour se débarasser d'objets et de vivre dans un endroit épuré, tout en économisant de l'argent. C'est bien plus que ça.

Le temps libre, l'énergie (corporelle) économisée et l'ouverture d'esprit que cela apporte n'est pas à négliger. Tout au long de mon parcours, j'ai découvert ces avantages que je ne m'attendais pas. Et je continue de le faire à chaque jour. Encore aujourd'hui, j'ai pris le temps de me changer à l'extérieur en louant un vélo et de profiter d'un après-midi ensoleilé pour pédaler à travers les sentiers boisées de la ville où je suis de passage ces jours-ci.

Cette simple activité me retourne 15, voire 20, ans en arrière, lorsque j'avais 10 ou 15 ans, équipé de mon premier vrai vélo. Se remémorer de souvenirs d'enfances est réellement plaisant. Le fait de faire du vélo de montagne à 30 ans avec autant d'entrain et de plaisir qu'à 10 ans, ça remet nos priorités en place et ça nous rappelle rapidement comment il est bon de se concentrer sur ses pasions au lieu de créer une vie qui n'est pas la sienne, remplie de tâches qui ne nous intéressent pas.

Avant le point de rupture vers le minimalisme, j'étais très peu enclin à faire des activités que j'ai toujours apprécié, comme le vélo par exemple. Tout simplement parce que les "responsabilités" de l'âge adulte devaient être priorisées.

Depuis ce temps, j'ai méticuleusement retiré ce qui me paraissait loin de mes priorités et j'essaie constament de me remettre sur le chemin de mes rêves d'enfance. Exit l'argent à tout prix, exit les promotions professionnelles, exit l'hypothèque et la gestion d'une maison trop grande pour moi, exit les centaines de dépenses reliées à une vie qui ne me ressemble pas.

Parfois, prendre le temps malgré soi nous fait revivre un bon souvenir et devient un second point de rupture.