Parfois, il y a de ces jours oû l'on se sent si bien qu'on se demande si on aurait pas échangé notre vie avec un autre. Pas nécessairement que c'est ce que je souhaite, mais plutôt par une différence de style majeur entre les deux.

Plus tôt aujourd'hui, j'enfourcha mon vélo pour me rendre à un rendez-vous au lieu de prendre ma voiture. Déjà là, c'est anormal. Il faut dire que la température était clémente et que le froid relatif a pu me faire pédaler un peu plus vite sans qu'un incomfort dû à la chaleur apparaîsse. Ainsi, je parcours une grande distance pour me rendre à la ville la plus près, mais le temps ne m'importait peu, je me sentais libre.

Un coup de pédale après l'autre, je réfléchis donc à cette si petite différence. Elle apporte une liberté bien peu commune dans une vie bien trop normalisée qui me semble avoir été imposée par habitude sociétale. L'habitude de prendre sa voiture et dépendre de tout, totalement l'inverse de l'autarcie, ce concept qui m'est si cher dans l'élaboration d'une nouvelle habitation moderne et de plus en plus auto-suffisante.

Le rendez-vous est retardé à un peu plus tard dans l'après-midi.

En auto, j'aurais probablement juré à maintes reprises, été marabout à l'idée d'attendre et j'aurais peut-être décidé d'aller au centre commercial le plus près pour passer le temps. En vélo, ce fut tout autre. D'accord, j'accepte ce contre-temps de la vie et j'en profite pour aller me divertir en pédalant sur les routes cyclables entourant le secteur. Profiter de l'air pur, du beau temps et d'une libération de l'esprit.

Beaucoup de changements pour une simple substitution de mode de transport.