Prévenir plutôt que guérir, c'est probablement résumer le plus simplement ma pensée en quelques mots seulement. Cette pensée a évoluée à la suite d'une rencontre qui semblait initialement à peine différente des autres.

Mais ce fut au final la découverte en mots de ce que je commençais à peine à imaginer. Oser parler d'une future faiblesse économique avec une vive assurance, il y a un pas à franchir. L'homme est diplomé actuaire, sans toutefois oeuvrer dans ce domaine. Sa perception des choses l'a convaincu d'apporter des changements dans sa vie et son mode de vie.

Du coup, il a vendu sa résidence situé à 75 km de son travail (donc 750 km par semaine!) pour venir s'établir tout près, à moins de 5 km, pour réduire ses dépenses de transport, mais également d'autres (taille de l'habitation et coût d'énergie lié). La raison ? Il pense qu'une forte récession économique d'ici le milieu de l'an 2014 nous frappera, une vague plus forte et plus tenace que ce que l'on a connu en 2008.

Et cela fait six mois que je planifie de déménager. Mon projet était de m'éloigner encore plus de mon travail (partant de 35 km jusqu'à 70 km), toujours en conservant deux automobiles, mais il a évolué jusqu'à aujourd'hui au même titre que cet homme, soit me rapprocher et modifier mon style de vie. En fait, ça prend toujours une raison monétaire pour qu'il y ai du changement.

Ma situation en date du 1er décembre 2013 :

  • Hypothèque de 173 000$ (reliquat);
  • Dettes cummulées en prêts autres de 33 500$ (deux autos, une moto, électroménagers);
  • Valeur sur le marché de la maison : environ 335 000$, payé 235 000$ en 2010.

Donc en vendant ma propriété, j'obtiendrais un capital important, soit 335 000$ - 173 000$ (ce qui reste à payer sur la maison) = 162 000$.

De ce 169 000$, j'utilise 33 500$ pour payer le reste des dettes. Il reste 128 500$, soit une bonne partie pour faire une mise de fonds sur l'achat d'une résidence (possiblement 100 000$). Le restant sera utilisé pour les coûts de changement de propriété (notaire, taxe de mutation), mais aussi investi à long terme pour des projets futurs.

Ce que je tente de faire :

  • Couper par plus de 2 la distance à parcourir pour me rendre au travail (-300$/mois);
  • Réduire la taille de mon habitation, tout en améliorant son rendement énergétique (-50$/mois);
  • Éliminer tout paiement automobile (-1110$/mois);
  • Éliminer également tout autre paiement mensuel futile (-140$/mois)
  • Tenter ultimement de me passer d'un second véhicule (à évaluer à moyen terme).

Mais cela implique aussi des augmentations :

  • Du paiement hypothécaire de l'habitation (+300$/mois);
  • Des taxes municipales et scolaires (+100$/mois);
  • De l'assurance automobile (+10$/mois);

Au final, on obtient une libération de 1600$/mois pour un ajout de dépense de 410$/mois, soit un nouveau montant libre de 1190$/mois.

Mais que faire de cet argent supplémentaire ?

Drôle de question à se poser. On partait d'un problème économique et on est maintenant rendu à se demander où cacher notre argent en trop !

En fait, ce n'est pas réellement de la nouvelle argent, parce que j'utilise l'augmentation de la valeur de ma propriété actuelle pour payer mes prêts automobiles et personnels. Le 33 500$ que j'utilise pour les payer pourrait servir comme mise de fond additionnel sur la nouvelle maison. Ainsi, je paie davantage d'hypothèque (donc plus d'intérêt) pour éviter d'autres paiements mensuels. De façon sage, je devrais consacrer une partie de ce nouveau montant libre à payer mon hypothèque plus rapidement.

Mais si je prend ce 1190$/mois entier pour payer plus rapidement mon hypothèque, je me retrouve à l'étroit au moment où je devrai renouveller l'une ou l'autre des automobiles ou ajouter une dépense supplémentaire.

Tout cela pour dire qu'une bonne gestion financière commence par l'utilisation d'un tableur et de quelques formules. Ça me permet de voir si mon projet en vaut la chandelle. Apparemment oui !