La découverte de vrais passionnés de la frugalité et du minimalisme m'a brutalement remis en question sur multiples aspects de ma vie personnelle et commune. Là où j'exagérais, je le réalise abondamment. Là où il y avait carence, j'ai pris conscience. Mais tout n'est pas fait et il est assez difficile de changer pleinement et se rendre au point espéré quand on vit à deux et que l'autre est plus modéré sur le sujet... Disons qu'elle aime bien vivre dans le présent parce que le passé ne l'a pas vraiment choyée. Ainsi, deux visions tentent de se réconcilier comme la pluie qui essaie de rejoindre le ruisseau pour continuer son chemin.

L'eau est ce qui nous fait vivre. Dans mon cas, l'espoir de vivre un peu comme ces passionnés me fait rêver. Il me semble que la difficulté d'y parvenir m'attire. Comme si le minimalisme était un moyen de grandir intérieurement et de passer à autre chose, de montrer à soi-même que le matériel à profusion ne mène nul part, n'apporte pas le bonheur promis et n'est qu'un côté négatif de la société actuelle qui mise sur le développement économique amoral.

La situation actuelle est la suivante : je suis passé d'une trop grande maison où je vivais dans l'embarras du physique à une habitation pas nécessairement plus petite, mais étonnament plus épurée, presque vide en épousant le minimalisme à ma façon. Beaucoup de projets tournent en moi, mais l'esprit alternatif me hante positivement. Je regarde les gens devenir fou autour de moi et vivre une vie qui n'a rien de respectueux ou réaliste.