Lors d'une visite de Mère Teresa aux États-Unis dans les années 1980, elle avait mentionné être dans l'endroit le plus pauvre de la planète de toute sa vie. Sans référer à l'économie, elle constatait plutôt la pauvreté de l'âme. Que dirait-elle en 2017 du monde nord-américain? Sommes-nous éboulis par les technologies au point d'oublier les valeurs réelles?

En ce jour symbolique d'épuisement des ressources de la Terre consommées au cours de l'année, il est utopique selon moi de penser que la technologie va sauver notre civilisation. Même avec toutes les technologies encore non-développées ou inconnues, la bêtise humaine est trop grande pour avoir des valeurs profondes en tant que société. Chacunes des nations se mondialisent et se standardisent au modèle américain qui est amoral et plutôt pauvre côté valeurs à long terme.

Pour bien des sociétés "modernes", l'être humain se résume désormais à un seul terme : consommateur.

Pour l'alimenter, il faut générer des nouveautés technologiques et l'impressionner afin de le garder captif et l'éviter de réfléchir aux réelles conséquences de ses actes quotidiens. Le nouveau gadget rend si heureux pendant une fraction du temps, alors qu'il continuera d'exister sur Terre sous une forme transformée, polluante et consommatrice en ressources. Le consommateur se satisfait temporairement de ces innovations et en recherche toujours une nouveauté.

J'hésite désormais à me procurer la grande majorité des biens que les gens prennent pour acquis. Le nouveau smartphone me rend malade à penser que d'ici 2 ans, il finira dans le tirroir et sera remplacé par un nouveau modèle. La voiture écoénergétique me fait voir que cela crée des dépendances si fortes que rien n'est positif à l'invention de la voiture. La consommation à outrance me fait voir le côté sombre de notre société. Nos projets de société ne sont que des extensions de notre malsaine tendance à ne pas respecter ce qui nous entoure.