mindwi.se: penser

Publié le: 2019-06-10

Nous vivons dans un monde de commodité sans fin. Entre porte-gobelets dans la voiture et le smart n'importe quoi, notre pensée s'en sort altérée. En fait, elle est souvent absente. Nous substituons notre capacité à raisonner pour une capacité à dépenser.

Un porte-gobelet représente pour moi une commodité si forte que ça en est incensé. Un simple trou dans un panneau de plastique de votre voiture et votre comportement s'en trouve modifié. On est porté à boire en conduisant bien sûr, ce n'est pas automatiquement néfaste, mais ça induit à d'autres comportements douteux. Fast food du coin de la rue, confort augmentée, densification de l'utilisation de la voiture au nom de ce confort absolu. Manger et boire en conduisant est une telle aberration de notre société passive et individualiste.

Un gadget intelligent réduit notre intelligence au simple accessoire. Interrupteur de lumière intelligent qui se connecte à votre réseau sans-fil et qui se contrôle donc de votre téléphone intelligent. Pour que vous puissiez visualiser quelles lumières sont restées allumées dans la maison lorsque vous êtes au travail, pour que vous puissez les éteindre à distance. Sommes-nous vraiment rendu à un point de lassitude et de non-responsabilité pour bourrer notre quotidien de technologie insignifiante et abrutissante?

Penser réfère à analyser ce qui nous entoure afin de ne pas se laisser substituer par la machine.

Penser, c'est ce que vous faisiez peut-être à l'école secondaire (et qui vous a mis dans l'embarras, vous opposant à ceux qui ne le faisaient pas). C'est réfléchir à nos actions et à ce dont l'on aspire. Sans cette action, nous sommes condamnés à être réduit à n'être qu'un fait dans l'histoire de l'humanité. Nous pouvons nous démarquer en pensant et en imaginant de meilleures façons de faire.

Dans la vie de tous les jours, l'appliquer ne relève pas de la philisophie abstraite et de concepts lointains. On applique notre faculté à réfléchir en posant les bons gestes. Ça passe aussi par le fait de se faire à manger soi-même et ne pas accepter la fausse commodité des commerces du coin qui nous proposent d'échanger notre liberté de croître à apprendre à cuisiner contre un sandwich déjeuner et un café pour 10$.