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Publié le: 2020-02-04

Quand on parle d'environnement, le risque est perçu par les sociologues comme une conséquence et une manifestation d’un état de la vulnérabilité et d’insécurité des individus et des sociétés. Il occupe une place importante dans la théorie du développement durable : il y a menace – risque – à maintenir les modèles actuels de développement pour la stabilité des écosystèmes et l’équité sociale et intergénérationnelle à l’échelle planétaire.

Le risque alimente directement deux concepts structurants dans le droit international de l’environnement et qui sont centraux à la théorie du développement durable : la précaution et la prévention. Bien qu’ils puissent paraître semblables, ces deux concepts ont des significations et des implications fort différentes.

Précaution

Implique une privation, application de mesures protection avant des preuves scientifiques complètes démontrant l’existence d’un risque. Permet de prévenir les risques encore inconnus par 3 conditions juridiques : incertitude scientifique, gravité du dommage encouru, irréversibilité du dommage.

Il faut s’abstenir lorsqu’il existe des raisons suffisantes de croire qu’une activité ou une décision risque de causer des dommages graves et irréversibles à grande échelle. Primum non nocere (d’abord ne pas nuire). Le principe de précaution a deux domaines d’application privilégiés : la santé et l’environnement. Mais la précaution s’applique aussi au principe lui-même : une interprétation biaisée, mal conçue ou excessivement stricte peut présenter l’inconvénient de geler le processus d’innovation et aussi de conforter des positions de rente de certains acteurs.

Prévention

Implique une action, mise en oeuvre de règles et de normes destinées à anticiper toute forme d’atteinte majeure à l’environnement. Permet d’éviter ou de réduire les dommages liés aux risques avérés par une évaluation de l’équilibre coût-avantages.

Autrement

On ne peut pas continuer comme si l’environnement était une réalité immuable. L’humain, depuis qu’il a migré sur les différents continents, change par son action les équilibres des différents écosystèmes et il les modifie. Cette relation est dynamique. Certaines espèces disparaissent. Nous arrivons à un point où il faut repenser nos impacts technologiques, industriels et de consommation sur les écosystèmes. Quand nos sociétés proposent des transitions énergétiques, elles internalisent les contraintes. Mais il faut aussi repenser la logique économique telle qu’elle est actuellement. Trop d’indicateurs montrent que nous avons déjà dépassé les capacités de la Terre. Le principe de d'abord ne pas nuire me paraît trop souvent ignoré. Respectons ce qui nous entoure et nous obtiendrons une vie humaine durable.


Éditer | Modifié le: 2020-02-04