L'autobus

M'ayant fracturé 2 doigts de la main droite, je ne peux rouler à vélo ou conduire ma (toujours invendue) voiture pour quelques semaines. Cela me force donc à prendre l'autobus. Chaque matin, chaque soir pour aller et revenir du travail. Au lieu de 20 minutes de voiture ou 35 minutes de vélo, les multiples connections d'autobus extensionnent mon trajet à 1 heure, parce que je ne suis pas vraiment dans un corridor de transport populaire (hors centre-ville).

Malgré cela, je ne considère pas ce temps perdu. J'en profite pour socialiser avec des purs inconnus, passer à travers des livres rapidement, contempler le temps qui passe, ne pas me stresser à conduire ou encore apprécier les bienfaits de ne pas faire parti de cette mascarade de l'auto-solo.

Quand j'y pense, j'essaie tant bien que mal de reproduire les bons côtés de mon enfance : me déplacer en autobus, centrer le vélo dans mes priorités, ne pas penser en terme d'optimisation du temps, n'avoir aucun stress. En fait, je trouve désormais que le monde adulte est d'une tristesse. Chacun oublie rapidement leur enfance. Pourquoi au juste? Pour du bien matériel, pour du prestige, pour de l'argent. Mais aussi pour du stress, beaucoup de stress, peu de sens et de bien-être moral.

Dans mon style de vie simplicitaire, j'y inclus désormais l'aspect de conserver son cœur d'enfant.